3. J. L'imparfait du subjonctif

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Paradigmes

L'imparfait du subjonctif se forme à partir de la 3ème ps du prétérit de l'indicatif.


Verbes réguliers: modèles

Le prétérit
CANTAR BÀTER BASTIR
cantèssi batossi bastissi
cantèsses batosses bastisses
cantèsse batosse bastisse
cantèssem batóssem bastíssem
cantèssetz batóssetz bastíssetz
cantèssen batossen bastissen


Variantes

Les variantes dans la conjugaison de l'imparfait du subjonctif correspondent à celles du prétérit de l'indicatif:

- cantassi - cantasses - cantasse - cantàssem - cantàssetz - cantassen (emploi large encore récemment, en Béarn et dans d'autres régions, mais, semble-t-il, en recul partout)

- basticossi - bastiscosses - basticosse - bastiscóssem - bastiscóssetz - bastiscossen (Lomagne)

- batessi - batesses - batesse - batéssem - batéssetz - batessen (Comminges, Gascogne toulousaine)


Modifications orthographiques

Ce sont les mêmes qu'au prétérit de l'indicatif:

véncer: vençossi - vençosses - vençosse - vençóssem - vençóssetz - vençossen

léger: lejossi - lejosses - lejosse - lejóssem - lejóssetz - lejossen

vénguer : vengossi - vengosses - vengosse - vengóssem - vengóssetz - vengossen


Verbes irréguliers

Ce sont les mêmes verbes qui sont irréguliers au prétérit de l'indicatif et à l'imparfait du subjonctif. La règle générale donnée ci-dessus (l'imparfait du subjonctif se forme à partir de la 3ème ps du prétérit de l'indicatif) s'applique ici aussi.


Emploi de l'imparfait du subjonctif

  • L'imparfait du subjonctif s'emploie au lieu du présent dans les subordonnées lorsque le verbe de la principale est à un temps du passé. On se reportera à la fiche 3. V. La concordance des temps.

Qu’aví pregat tot ser, aperat los anjos tà que m’ajudèssen. (Javaloyès): "J'avais prié tous les soirs, appelé les anges pour qu'ils m'aident."

No’s voló gessir deu cot deu huec, e aquiu espiar lo crimalh sense que’n podóssem tirar nat mot plaserós. (Camélat): "Il ne voulut pas sortir du coin du feu, et là, de regarder la crémaillère sans que nous puissions en tirer un mot agréable."

Que m'a hèit gai que passèsses Rythm of the night. (Isabèu de la Valea): "J'ai été contente que tu passes Rhythm of the night."

On l'emploie, notamment, dans des cas où le français emploierait le passé du subjonctif:

Que’s poderé que trobèsse d’aviada reclams dens lo monde protestant. (Camélat): "Il se pourrait qu'il ait trouvé d'emblée des échos dans le monde protestant."

  • Comme le présent du subjonctif, l'imparfait du subjonctif s'emploie dans des propositions indépendantes, précédé de l'énonciatif E, pour exprimer un souhait, sans que ce souhait porte nécessairement sur un fait passé, mais avec parfois une nuance de regret (on sait que le souhait ne se réalisera pas):

E vengosse uei! (Bouzet): "Puisse-t-il venir aujourd'hui!", "Pourvu qu'il vienne aujourd'hui!"

E'm volosse au mensh escotar! (Bouzet): "Si seulement il voulait m'écouter!